AGRICULTURE
OGM : une association veille au grain
Informer sur les plantes génétiquement modifiées et les pesticides en Bourgogne : c’est la mission de Veille au grain - Bourgogne, soutenue par la Région. Cette association s’interroge sur les conséquences des pratiques agricoles intensives pour notre santé et notre environnement.

Veille au grain
En Bourgogne, aucune plante génétiquement modifiée n’est actuellement cultivée ni expérimentée en plein champ. «Pour autant, nous sommes concernés par les OGM dans nos assiettes», affirme Pascal Ferté, président fondateur de Veille au grain - Bourgogne.
Si le consommateur peut connaître la présence d’un ingrédient OGM d’origine végétale dans un produit en lisant son étiquette, ce n’est pas le cas pour les produits animaux : viande, lait, œufs, fromage... Or, les animaux peuvent manger du soja OGM. «Plus de 80 % des OGM produits dans le monde sont destinés à l’alimentation du bétail», souligne Magali Ringoot, animatrice de l’association.
Alors, pour être sûrs d’éviter les OGM, trois solutions : manger bio, choisir certains labels qui excluent les OGM dans leur cahier des charges (les AOC du bœuf de Charolles, des fromages Charolais et Mâconnais et de la volaille de Bresse, par exemple) ou acheter directement chez un agriculteur qui n’y a pas recours.
Une veille d’informations citoyenne
«Le problème avec les OGM, c’est le manque de recul, d’informations indépendantes, d’études sur leurs impacts sur l’environnement et la santé de l’homme», précise Pascal Ferté. Veille au grain, qui succède au collectif BAC OGM est bien décidée à intensifier son action. «Nous donnons une information précise et référencée pourcontribuer à ce que chacun se fasse sa propre opinion.» Et Pascal Ferté de rappeler que les OGM ont été lancés très vite : les tests de toxicité sont menés sur trois mois seulement par les entreprises de biotechnologies qui ne rendent pas publics leurs résultats.
D’un point de vue environnemental, on connaît les risques de dissémination et de contamination des autres cultures. L’association multiplie les moyens pour sensibiliser et vulgariser l’information difficile d’accès : elle vient de créer un site Internet www.veilleaugrain.org et une newsletter, souhaite développer les réunions publiques et les interventions en milieu scolaire. Si elle touche le grand public, elle cible aussi les agriculteurs et les collectivités. «Notre prochaine campagne interpellera les maires sur la question des pesticides et aidera les communes volontaires à atteindre l’objectif zéro pesticides, avec l’aide de leurs habitants.»
- Article du 19/11/2010 15:02, modifié le 25/08/2011 13:00 -